UN SYSTÈME ALIMENTAIRE JUSTE, DURABLE ET RÉSILIENT POUR L’ONTARIO EST À L’ORDRE DU JOUR DE CES ÉLECTIONS PROVINCIALES.

NOUS DEVONS SAVOIR CE QUE PENSENT NOS CANDIDATS.

Les enjeux de ces premières élections provinciales post-COVID sont considérables. L’un des effets les plus frappants de la pandémie a été la rapidité et la gravité avec lesquelles elle a mis en lumière le problème de l’insécurité alimentaire en Ontario, y compris les questions difficiles concernant la chaîne d’approvisionnement alimentaire et le nombre d’Ontariens incapables de se procurer de la nourriture et de payer leur loyer. Ces dernières années, le gouvernement fédéral a progressé sur de nombreuses questions relatives au système alimentaire et, au niveau international, les Nations unies mettent de plus en plus l’accent sur les liens entre nos systèmes alimentaires non durables et le changement climatique. Il existe de nombreuses possibilités de mettre en place de nouvelles lois, politiques et structures pour améliorer nos systèmes alimentaires. Par exemple, la lutte contre le gaspillage alimentaire (plus de 60 % des aliments en Ontario sont perdus ou gaspillés) permettrait non seulement de préserver l’eau, le sol et la main-d’œuvre gaspillés, mais aussi d’éviter les tonnes de méthane nuisibles au climat qui résultent du pourrissement des aliments dans les décharges.

Comment les électeurs désireux de nous faire progresser vers un système alimentaire résilient, juste et durable peuvent-ils connaître la position de nos candidats sur ces questions ?

Les réponses sont issues de l’enquête Vote On Food and Farming organisée par Sustain Ontario et diffusée, entre autres, par les nombreux Conseils des politiques alimentaires travaillant en Ontario, dont le Conseil des politiques alimentaires d’Ottawa, basé sur le bénévolat. L’enquête demande aux candidats de répondre à 12 questions qui révèlent comment ils ont l’intention de démontrer leur engagement en faveur d’une bonne alimentation pour tous en tant que membres du Parlement provincial. La bonne alimentation est « fraîche, accessible, abordable, culturellement pertinente, peu transformée, aussi locale que possible, cultivée de manière écologique et produite/transformée/distribuée de manière à soutenir des moyens de subsistance justes et durables ».

Les résultats sont mis en ligne pour consultation par les électeurs : ofpc-cpao.ca/voteonfood

Ces 12 questions couvrent une variété de sujets qui sont essentiels pour nous en tant que résidents au quotidien. Les députés provinciaux travaillent directement sur tous les aspects du système alimentaire, dans une optique d’équité. En termes de droit et de politique, il s’agit de préserver les terres agricoles de l’Ontario et de les protéger de l’étalement urbain, de la spéculation et de la marchandisation ; de former les nouveaux agriculteurs et de leur assurer un accès à long terme aux terres agricoles ; et d’encourager et de soutenir les pratiques de production alimentaire durable (y compris les jardins communautaires sur les terres publiques ! Il offre aux candidats la possibilité de montrer comment, en tant qu’acteurs gouvernementaux, ils peuvent joindre le geste à la parole en encourageant le secteur public à acheter des produits alimentaires et agricoles locaux. En ce qui concerne l’éducation, il s’enquiert des positions sur les programmes d’alimentation saine à l’école et sur l’éducation à l’alimentation dans les classes de la maternelle à la 12e année. Sur la question brûlante de l’insécurité alimentaire, évaluer si les taux d’assistance sociale incluent le coût d’un panier alimentaire nutritif dans toutes les régions. Il aborde le lien entre l’alimentation et la lutte contre les problèmes de santé humaine, tels que la crise croissante de l’obésité et les liens avec la santé qui en découlent. Il aborde également les changements institutionnels tels que la création d’un conseil provincial de la politique alimentaire (pour faire le lien avec le conseil consultatif fédéral de la politique alimentaire récemment créé, et les conseils municipaux de la politique alimentaire).

Un système alimentaire résilient, juste et durable apporterait d’énormes avantages sanitaires, économiques, sociaux et environnementaux à tous les Ontariens. Il permettrait d’accroître la sécurité alimentaire, de réaliser la justice alimentaire, de préserver les sols, d’améliorer les réalités économiques et sociales des agriculteurs, de lutter contre le changement climatique et de réduire les coûts des soins de santé. Si vous voulez que votre vote contribue à faire progresser l’Ontario vers un meilleur système alimentaire pour tous, cette information est cruciale. Si vous ne voyez pas encore de réponses pour le candidat pour lequel vous voulez voter, faites-lui savoir que cette information est essentielle pour vous.

Heather McLeod-Kilmurray

Heather est professeur de droit à l’Université d’Ottawa et membre du Conseil des politiques alimentaires d’Ottawa.