MESSAGES CLÉS: Repas scolaires : Quel est le menu, Ottawa?

Repas scolaires : Quel est le menu, Ottawa?

Promouvoir la saine alimentation dans nos écoles, de la maternelle à la 12e année

Mardi 12 mai 2015

École secondaire Immaculata, 140, rue Main

Organisé par le Conseil de politiques alimentaires d’Ottawa

 

MESSAGES CLÉS

 

Conférencière : Pascale Messier, Dt. P, diététiste, Santé publique Ottawa

Politique concernant les aliments et les boissons dans les écoles (Note 150)

  • Un comité des normes d’alimentation pour les écoles (CNAE) fut mis en place par le ministère de l’Éducation en 2008 pour développer une politique sur les aliments et créer des environnements nutritionnels plus sains.
  • Il y a un besoin d’agir en raison de la hausse des taux d’obésité chez les jeunes et du lien entre la nutrition, la croissance et le développement intellectuel.
  • La politique fut mise en œuvre le 1er septembre 2011. Depuis le début de l’année scolaire 2011-2012, toutes les écoles doivent se conformer aux exigences décrites dans la politique. La politique est en place depuis moins de quatre ans, donc encore assez récente, et les écoles sont encore en période d’adaptation.
  • La politique s’applique aux écoles et activités touchant la nutrition impliquant les étudiants. La politique doit être mise en vigueur et vérifiée par les écoles sur une base régulière.
  • Tous les aliments et les boissons vendus à l’école doivent se conformer aux normes établies par la politique.
  • Au-delà de cette politique, plusieurs écoles innovent en incorporant de nouvelles idées et des activités dans le but d’améliorer l’environnement alimentaire scolaire.

 

Une perspective régionale : Laurie Dojeiji, Gestionnaire du réseau, Promotion de la santé, Réseau de prévention des maladies cardiovasculaires de Champlain

  • Une collaboration régionale pour des Écoles saines s’est amorcée en 2007 (hébergée à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa; et réunissant quatre bureaux de santé publique et neuf conseils scolaires de l’Est de l’Ontario ainsi que d’autres partenaires communautaires, dont la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, et Green Communities Canada).
  • Une étape importante fut la signature de notre Déclaration de Champlain en avril 2009, qui officialisait l’engagement à travailler ensemble à la création de milieux favorisant l’activité physique et la saine alimentation dans plus de 500 écoles de la région.
  • Le fait d’avoir une vision commune – qui nous rattache tous à une orientation commune de ce que nous voulons réaliser – s’est révélé un puissant vecteur du changement.
  • Cela nous a donné un mécanisme pour explorer de véritables possibilités de collaboration – c’est-à-dire « ce qu’il vaut mieux faire ensemble ».
  • Nos efforts ont d’abord porté sur l’élaboration de ressources et d’outils communs, accessibles à tous, pour appuyer la réalisation de la Note 150 qui venait d’être adoptée, ainsi qu’une optique plus vaste des environnements alimentaires. De façon conjointe, nous avons notamment élaboré et réalisé (avec les conseils scolaires et la santé publique) une série d’ateliers sur la nutrition; nous avons créé des outils concrets pour soutenir l’application de la Note 150 (feuilles d’info sur les possibilités de collecte de fonds santé et les récompenses santé ou non alimentaires); nous avons également préparé des modèles de lettre de conformité à l’intention des traiteurs de cantine scolaire. De plus, nos partenariats nous permettent d’échanger idées et apprentissages dans les conseils scolaires et entre conseils scolaires.
  • La Déclaration s’est également révélée un vecteur efficace du changement – par exemple, en améliorant les partenariats entre conseils scolaires et santé publique, et en contribuant à l’adoption de politiques et programmes provinciaux (tels que le cadre pour une école saine et la Note 150) à l’échelle régionale.

 

Le point de vue d’une enseignante : Sally Collins, enseignante, Lead on the Healthy Eating Program, Norman Johnston Secondary Alternate Program

ET

Le point de vue d’un élève : Samuele-Lyn Larocque, étudiante en 12e année, représentante des étudiants au Comité de travail sur l’alimentation saine, Norman Johnston Secondary Alternate Program

Norman Johnston est une école secondaire principalement pour les jeunes à risque. L’an passé, nous avons reçu une subvention du ministère de l’Éducation pour encourager les élèves à faire pousser, à préparer et à manger de vrais aliments. Voici un résumé de nos initiatives :

 

  • Nous avons créé une salle d’aliments. Maintenant, les élèves y cuisinent toujours et offrent à manger aux autres élèves de l’école qui ont faim.
  • Les élèves ont construit un jardin surélevé.
  • Nous avons organisé des événements sur la saine alimentation.
  • Les élèves du leadership ont organisé des événements sur la saine alimentation.
  • Les élèves de l’éducation en plein air prépareront des aliments pour leur voyage.
  • Des chefs viennent visiter l’école ou nous organisons des sorties avec les élèves pour les rencontrer.
  • Les élèves ont participé à un camp de trois jours sur la saine alimentation.
  • Les élèves ont participé à un concours pour la conception d’un chandail à capuchon ayant pour thème la saine alimentation.
  • Les élèves ont décoré des assiettes en guise de rappel pour manger plus de légumes.
  • Nous avons acheté des jardins hydroponiques.
  • Les enseignants et enseignantes de la saine alimentation ont reçu une séance de perfectionnement professionnel.

Nous pouvons continuer l’année prochaine, car la plupart des initiatives étaient abordables et l’infrastructure peut être conservée grâce au budget régulier de l’école. Plus important, les élèves, les enseignants et les enseignantes sont emballés par la saine alimentation.

 

Une perspective administrative : Christopher Mes, directeur, Immaculata High School, co-président, Ottawa Catholic School Board (OCSB) Healthy Eating & School Funds Committee

Défis :

  1. D’un point de vue systémique, on constate certaines difficultés dans le suivi de la politique. À titre de conseil scolaire, nous avons instauré des lettres de conformité pour les fournisseurs d’aliments dans les écoles et la collectivité afin qu’ils se conforment à des normes précises en rapport avec les éléments visés par la Note 150 avant d’être autorisés à approvisionner les écoles.
  2. Pour ce qui est des écoles secondaires, les services alimentaires sont déterminés de manière centrale – un seul fournisseur alimentaire représente donc toutes les écoles. Des contraintes budgétaires ont réduit les revenus des écoles.
  3. Les élèves trouvent d’autres options que les repas santé servis à l’école (restauration rapide à l’école ou à proximité).
  4. Les élèves au budget limité vont manger ailleurs en raison du coût plus élevé des aliments santé – salades, etc.

Malgré ces défis, d’autres éléments sont venus favoriser la saine alimentation :

  1. Le service de cafétéria offre des mesures pour promouvoir la saine alimentation et inciter les élèves à bien manger, par ex. le travail réalisé avec le chef Corban en vue de proposer aux élèves des choix alimentaires sains.
  2. Le SPO travaille avec les élèves à la promotion d’une saine alimentation le midi – frappés (smoothies) au yogourt, etc.
  3. Nos cours d’hôtellerie sont axés sur la saine alimentation. Les élèves offrent un service de traiteur ou cuisinent lors des activités scolaires, encore une fois dans l’optique d’une saine alimentation.
  4. Immaculata possède un écopotager.
  5. Dans l’esprit de la Note 150, il ne se fait aucune collecte de fonds, par vente ou autrement, avec des aliments tels que le chocolat ou les aliments gras.

 

Le point de vue d’un parent : Alejandra Dubois, Parent, Conseil de l’école secondaire publique Gisèle-Lalonde

  • En question de développement des saines habitudes de vie des enfants, nous les parents, nous sommes les premiers responsables.
  • Vous êtes son modèle : votre enfant cherche à vous imiter.
  • Les enfants développent leur gout alimentaire dès leur jeune âge. Donc, le meilleur investissement et de les exposer à de choix sains dès qu’ils s’initient aux alimentas solides.
  • Quand ils rentrent dans le système scolaire, leur choix alimentaire sera bien sûr influencé par l’environnement alimentaire scolaire et par ses pairs. Mais puisque c’est vous qui préparez sa boite à lunch, choisissez santé!
  • En tant que parent, vous pouvez aussi influencer l’environnement alimentaire scolaire : participez dans les décisions de votre école et de votre communauté!
  • Les collectes de fonds sont une opportunité très concrète de participer, surtout si votre enfant est à l’école primaire.
  • Depuis 1997, chaque école de l’Ontario doit avoir son Conseil d’école[1].Les conseils d’école ont un rôle consultatif et peuvent formuler des recommandations à la direction des écoles et au conseil scolaire sur toute question touchant la vie scolaire.
  • Vous avez le choix de faire partie du conseil d’école en tant que membre régulier ou bien de participer dans de groupes de travail spécifiques, tel le comité de nutrition. Il n’y en a pas un? Proposez sa création et « recrutez » d’autres bénévoles pour vous aider!
  • Commencez petit, déterminer des objectifs concrets et laissez-vous guider par les ressources disponibles :

Ministère de l’Éducation : http://www.edu.gov.on.ca/fre/healthyschools/links.html

Santé publique Ottawa : http://ottawa.ca/fr/residents/sante-publique/ressources-pour-les-enseignants-et-les-employeurs/ressources-et-appui-au

Alimentation juste : http://justfood.ca/ottawa-food-action-plan/healthy-school-food-environments-in-ottawa/ (en anglais)

NTS online community : http://nutritiontoolsforschools.ca/ (en anglais)

Écoles en santé 2020 : http://www.healthyschools2020.ca/fr_index.php

[1] Ontario. Ministère de l’Éducation (2001) Conseils d’école : Un guide à l’intention des membres http://edu.gov.on.ca/fre/general/elemsec/council/councilf02.pdf